13 mars 2007

Bientôt les cybervacances

Pas si facile de s’aventurer dans les mondes parallèles qui fleurissent chaque jour sur la Toile. Pourquoi ne pas passer par une cyberagence de voyages pour faire ses premiers pas ?

medium_1-GwNightfall.jpgWorld of Warcraft, Second Life, Entropia Universe : autant de nouvelles contrées où gambader en toute quiétude. Des lieux encore relativement méconnus, et pour cause : ce sont les mondes virtuels que l’agence de voyages Synthtravels, virtuelle elle aussi, propose de découvrir, accompagné d’un guide. Pas de valise à faire, pas de décalage horaire, un clic et c’est parti ! Les moins aventureux pourront aussi s’offrir un tour pixelisé du « vrai » monde : New York, Amsterdam, Tokyo, le Mont-Saint-Michel… En quelques secondes, c’est possible et c’est très grisant !

Mais comme l’explique Maxime, guide virtuel, « les visiteurs sont surtout friands de lieux extraordinaires, ils veulent une expérience unique ». Devenir elfe dans le monde médiéval de World of Warcraft, superhéros de City of Heroes, partir dans les îles de Second Life… Le choix est vaste et le dépaysement garanti.

Mario Gerosa, un journaliste italien passionné par les nouvelles technologies, s’est lancé dans l’aventure en octobre 2006 : « Les mondes virtuels sont fascinants, mais pour découvrir les lieux les plus fous, il faut des jours et des jours de recherches et de tâtonnements. » Pour y remédier, il a créé Synthravels, un site gratuit qui met en relation voyageurs novices et joueurs aguerris. Guidé par ces experts, il ne vous reste plus qu’à vous caler dans votre fauteuil et vous immerger dans les univers hallucinants des mondes parallèles. Près de cinq mille curieux se sont déjà inscrits, alors, peut-on craindre le cybertourisme de masse ? Le bronzage virtuel n’étant pas encore au point, les Seychelles ont donc toujours de beaux jours devant elles !

www.synthravels.com

Second Life, de Mario Gerosa (éd. Meltemi).

07 mars 2007

Pause détente en Altitude

medium_La-Bouitte-spa9.jpg Le nouveau Spa de l’hôtel La Bouitte, en Savoie, vous plonge dans des bains de vapeur au foin et au lait.

Par Gaëlle Rolin

En patois savoyard, bouitte signifie « petite maison ». C’est aussi le nom d’un hôtel niché au cœur du hameau de Saint-Marcel, à une dizaine de kilomètres des Ménuires. Loin de l’agitation des grandes stations des Alpes, La Bouitte est un chalet qui a transformé le cocooning en art de vivre. Car, s’il y avait déjà les chambres tout en bois à l’ambiance chaleureuse et les petits plats régionaux à déguster au coin de la cheminée, l’hôtel vient d’ouvrir son propre Spa.

La Bèla Vya vous propose d’optimiser les bienfaits de votre séjour sur les hauteurs. En plus de l’air pur, pourquoi ne pas ne s’accorder un petit moment de nostalgie avec le Solant au foin ? Coupé durant l’été à plus de 1 400 m d’altitude dans les prairies alpines, le foin est le principal ingrédient de ce bain de vapeur qui vous transportera illico dans une grange ensoleillée à flanc de montagne.

Et pour celles qui veulent chouchouter leur peau, le Bain de Marie, à base de lait et de miel des montagnes, garantit l’hydratation et la régénération de votre épiderme. On s’y délasse, une coupe de champagne à la main (comprise dans le prix du soin) avant d’entamer une minisieste sur un lit d’herbes.

Ah ! le refuge montagnard n’est plus ce qu’il était… pour le plus grand bonheur de notre corps !

Hôtel La Bouitte, hameau de Saint-Marcel, 73440 Saint-Martin-de-Belleville. Tél. : 04 79 08 96 77. www.la-bouitte.com

18 février 2007

LILLE, POUR DE VRAI (suite 5)

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S'ouvrir l'esprit

Les anciens bâtiments industriels reconvertis en lieux culturels sont l’attrait numéro un de la métropole lilloise. Depuis le 14 octobre et jusqu’au 14 janvier 2007, ils sont aux couleurs de l’Inde à l’occasion de lille3000 : expos, spectacles, concerts et fiestas en tout genre foisonnent aux quatre coins de la ville.

Le Tri Postal

Cet ancien centre de tri postal, attenant à la gare Lille-Flandres, a été rénové pour Lille 2004 et est devenu depuis l’un des endroits les plus branchés de la ville. Dans le cadre de lille3000, il accueille les expositions Bombay Maximum City, Le Troisième Œil, Futurotextiles et La Fabrique, l’installation vidéo de Tania Mouraud. C’est aussi là que se déroulent la plupart des concerts de musique électronique des Midi-Midi et les week-ends à thème de la saison de lille3000. Et le 31 décembre, c’est au « Tripo » qu’il faudra se souhaiter la bonne année, à l’occasion du Happy New Year indien.

Avenue Willy-Brandt.

Programmation complète sur www.lille3000.com

La Piscine, le musée d’Art et d’Industrie de Roubaix

Une merveille. Ce bâtiment Art déco se voulait « la plus belle piscine de France » à sa construction, en 1932. Maintenant, c’est un centre d’art qui rend hommage au passé textile de Roubaix. Le bassin a été conservé et les cabines de douche et les vestiaires servent de lieux d’exposition pour la collection permanente. Dans le cadre de lille3000, La Piscine met la Finlande à l’honneur avec l’exposition Marimekko, qui retrace le parcours et la philosophie de l’emblématique marque finlandaise de design.

23, rue de l’Espérance, 59100 Roubaix. Tél. : 03 20 69 23 61.

Programmation complète sur www.lille3000.com

La Condition Publique

Encore une ancienne manufacture textile relookée en usine à idées avant Lille 2004. Construite au début du XXe siècle, on y mesurait le degré d’humidité contenu dans les laines et les soies. Aujourd’hui, La Condition est divisée en une quinzaine d’espaces dédiés à la culture, la création et l’échange. Concerts, expos, débats, mais aussi bal chaque dernier dimanche du mois : le Bal des Beaux Dimanches, où musette et musiques tziganes font danser toutes les générations et toutes les classes sociales.

14, place Faidherbe, 59100 Roubaix. Tél. : 03 28 33 48 33.

Et aussi…

L’exposition Indomania, l’art populaire indien, au musée de L’Hospice Comtesse, 32, rue de la Monnaie.

Brick Lane, le quartier indien de Londres, transposé à la Maison Folie de Wazemmes, 70, rue des Sarrazins.

Et le marché de Wazemmes, véritable rituel du dimanche matin pour les Lillois, où l’on trouve de tout. Et où l’on boit son café (ou sa bière) en terrasse, même l’hiver.

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LILLE, POUR DE VRAI (suite 4)

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Goûter

Ceux qui se plaignent du froid dans le Nord ont en fait trouvé le prétexte parfait pour s’installer bien au chaud dans des salons de thé tous plus cosy les uns que les autres.

Meert

On y trouve tout : caramels, chocolats, guimauves, pâtisseries, spéculoos… Mais ce qu’il faut goûter absolument, ce sont les gaufres. Fourrées d’une crème à la vanille de Madagascar, elles sont le produit phare de cette pâtisserie-salon de thé fondée il y a plus de cent-cinquante ans et reconnue internationalement. Pour le plaisir des yeux, il faut contempler la splendide façade avant d’entrer et admirer la décoration délicieusement vieillotte de la boutique. Laissez-vous ensuite guider par votre palais qui réclame de goûter à toutes ces bonnes choses. Vous ne le regretterez pas.

27, rue Esquermoise. Tél. : 03 20 57 07 44.

Tous Les Jours Dimanche

De l’extérieur, on dirait une brocante. À y regarder de plus près, les yeux collés contre la vitre, on se rend compte que des gens y boivent du thé assis sur de jolis sièges anciens et qu’ils ont l’air de s’y trouver très bien. Du coup, on décide de passer la porte. À l’entrée, on tombe nez à nez avec les gâteaux et les tartes maison qui trônent fièrement sur un vieux bahut. Si l’on se trouve une place dans l’un des fauteuils club du coin bibliothèque, il y a de fortes chances que l’on ne puisse plus en décoller de tout l’après-midi. Car cet endroit, parfait pour une session de papotage entre amies, dispose d’une faculté impressionnante à faire oublier montres, horloges et téléphones.

13, rue Bartholomé-Masurel. Tél. : 03 28 36 05 92.

Le Pain Quotidien

S’il est maintenant implanté dans le monde entier, c’est en Belgique que « Le Pain Quot’ » a vu le jour. On a beau dire, mais les plateaux-goûter garnis de brioche et de pots de pâte à tartiner (que l’on mangerait à la cuillère, si seulement on osait) méritent bien de demander pardon à nos voisins pour toutes les blagues potaches que l’on a fait circuler sur eux.

35, place Rihour. Tél. : 03 20 42 88 70.

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LILLE, POUR DE VRAI (suite 3)

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Trouver son bonheur

C’est dans le Vieux-Lille que les fondu(e)s de shopping trouveront les meilleures adresses.

Les Passantes

Avis aux modeuses : une nouvelle enseigne de prêt-à-porter de créateurs a ouvert cette année dans la rue de la Clef, juste derrière l’Opéra. Yohji Yamamoto, Martin Margiela ou encore Comme des Garçons y sont distribués. L’éclairage rose de la vitrine rend hommage aux femmes qui ont marqué les trottoirs de cette rue. En effet, à l’origine, la rue de la Clef était un repaire de prostituées. La plupart des commerçants ont joué le jeu en installant des spots roses dans leurs vitrines.

19 rue de la Clef. Tél. : 03 20 15 92 34.

Maniglier

L’un des premiers magasins qui a déménagé de l’hypercentre lillois pour s’installer au début des années 90 dans le Vieux-Lille, quand celui-ci entamait une nouvelle jeunesse. Outre le mobilier et les articles de décoration Pierre Frey, Kenzo ou Designers Guild, cette entreprise familiale est surtout connue pour ses tapis. Presque tous proviennent d’Iran, où Olivier Maniglier se rend deux fois par an pour faire ses emplettes. Cette boutique de 1 000 m2 rassemble cinq maisons du XVIIe siècle qui communiquent des caves aux étages.

89-95, rue de la Monnaie. Tél. : 03 20 13 05 05.

Ka Puce In

Une bonne adresse de troc de luxe. Des collections assez récentes, des grandes marques de prêt-à-porter et des vêtements de créateurs (Jean Paul Gaultier, Prada, Sonia Rykiel…) à moitié prix. Des sacs, des chaussures, des chapeaux du sol au plafond. Celles qui aiment fouiller, trier, dénicher la bonne affaire y passeront un bon moment.

18, rue des Trois-Mollettes. Tél. : 03 20 39 35 96.

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LILLE, POUR DE VRAI (suite)

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Trouver le repos

Un coup de cœur pour les bâtiments moyenâgeux transformés en hôtels de luxe. Pour dormir dans un établissement classé monument historique, plusieurs adresses s’offrent à vous. Et si vous préférez découvrir les bons plans d’un vrai Lillois qui a oublié de grandir, c’est la chambre d’hôte de La Maison du Jardin Vauban qu’il vous faut.

L’Hermitage Gantois

Ancien hospice du XVe siècle, L’Hermitage Gantois est un havre de paix à deux pas de la gare Lille-Flandres. Vous dormirez peut-être dans les anciennes cellules de sainte Ludivine ou de sainte Cécile. Outre ses 67 chambres, ses salons et son dédale de couloirs et cours intérieures classées monuments historiques, L’Hermitage Gantois compte aussi une chapelle, parfaitement conservée, attenante à la salle des hospices. Comme elle est consacrée, des mariages religieux peuvent y être célébrés. Bon à savoir, si vous rencontrez l’amour au pied du beffroi…

À partir de 198 € la nuit. 224, rue de Paris. Tél. : 03 20 85 30 30. www.hotelhermitagegantois.com

Hôtel Alliance Lille-Couvent des Minimes

En bordure du quai du Wault – l’un des coins les plus agréables du Vieux-Lille –, cet ancien couvent du XVIIe siècle est une autre adresse incontournable. Entièrement rénové en mai 2006, l’hôtel Alliance Lille compte 75 chambres et 8 suites. Coup de cœur pour son grand patio couvert, abritant Le Jardin du Cloître, le restaurant de l’hôtel. Baigné de lumière, il réchauffe les briques rouges et les voûtes gothiques des couloirs dans lesquels on s’attendrait presque à croiser un moine.

À partir de 205 € la nuit. 17, quai du Wault. Tél. : 03 20 30 62 62. www.alliance-lille.com

La Maison du Jardin Vauban

Loin de la solennité des bâtiments religieux, Didier Vanhecke vous ouvre les portes de sa maison d’hôtes. Lillois pur jus et producteur de spectacles, sa passion pour « la ducasse » (l’univers des forains en patois ch’ti) a grignoté le moindre espace de sa charmante bâtisse du XIXe siècle. Chevaux de bois, manèges miniatures, tableaux… On retombe en enfance instantanément. Pour prolonger la détente, des massages thaïs sont dispensés par le deuxième homme de la maison, diplômé de l’École internationale Wat Po, à Bangkok. C’est aussi lui qui officie aux fourneaux, une autre bonne raison de choisir de séjourner dans un décor de fête foraine.

À partir de 70 € la nuit, avec petit déjeuner inclus. 6, rue Desmazières. Tél. : 03 20 54 74 05. www.jardinvauban.com

LILLE, POUR DE VRAI

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Elle abrite des Géants de papier mâché, des gaufres à tous les angles de briques rouges et un dynamisme culturel digne d’une capitale. Pour un brin de dépaysement à tout juste une heure de Paris, voici un carnet d’adresses compilé par la Lilloise de notre rédaction.

Par Gaëlle Rolin

Depuis 2004, qui l’a sacrée Capitale européenne de la Culture, Lille ne s’arrête plus de devenir grande.

Fini les caricatures : grisaille, misère, passé ouvrier qui meurt. La métropole a sublimé son histoire difficile sans jamais la renier. En transformant, entre autres, ses usines désaffectées et ses friches abandonnées en lieux de vie et de rencontres.

Des endroits investis depuis le 14 octobre par les festivités de Lille3000, la petite sœur de Lille 2004, qui met l’Inde à l’honneur au cœur de la métropole.

Et si, en ce moment, on y va pour admirer les éléphants qui gardent la gare, on peut aussi se laisser séduire toute l’année par une carbonade flamande dans un estaminet et une balade au hasard des rues pavées du Vieux-Lille. Suivez le guide…

 Article du Figaro

19:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lille

Paris, l’amour incognito

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Les ponts sur la Seine, les cabarets de Montmartre, la Parisienne de Saint-Germain-des-Prés… Question romantisme et amour, la capitale rafle tous les prix. Sous le vernis des clichés touristiques, le Paris romanesque se construit à l’abri des regards, dans des lieux miniatures pour amants singuliers. Week-end en toute discrétion.

Par Sibylle Grandchamp

Manifs place de la Bastille, débats sur les 35 heures, tentes au bord du canal Saint Martin… Rien ne ternit l’image romantique de la capitale. De Tokyo à Tombouctou, Paris et sa tour Eiffel s’élèvent au climax du fantasme amoureux. Tant de rencontres scellées au fil des siècles, tant d’écrivains et cinéastes venus s’abreuver de sa beauté et de sa vigueur intellectuelle. Que reste-t-il aujourd’hui de ces anciennes amours ? Derrière le rideau du grand music-hall s’illumine le visage du Paris cocon et authentique. Celui des petites adresses oubliées, des écrins de raffinement, des havres de paix où souffle le « vent de l’éventuel », si cher aux surréalistes et à leur penchant pour l’insolite.

Article du Figaro 

09 janvier 2007

Saint Tropez en Hiver

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Saint-Tropez, pendant les quatre mois de la saison est un endroit formidable. Mais pendant les huit autres mois de l’année, c’est un endroit d’exception. La nature y est aussi belle et la météo est avec nous. Il y a moins de monde mais tous les services fonctionnent. Certaines plages restent ouvertes et on peut parfaitement aller déjeuner sur le sable.. Nous organisons des locations de plus courte durée, de l’ordre du grand week-end de quatre jours. Tout le monde est beaucoup plus disponible.


J’adore l’hiver !