18 février 2007

LILLE, POUR DE VRAI (suite 5)

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S'ouvrir l'esprit

Les anciens bâtiments industriels reconvertis en lieux culturels sont l’attrait numéro un de la métropole lilloise. Depuis le 14 octobre et jusqu’au 14 janvier 2007, ils sont aux couleurs de l’Inde à l’occasion de lille3000 : expos, spectacles, concerts et fiestas en tout genre foisonnent aux quatre coins de la ville.

Le Tri Postal

Cet ancien centre de tri postal, attenant à la gare Lille-Flandres, a été rénové pour Lille 2004 et est devenu depuis l’un des endroits les plus branchés de la ville. Dans le cadre de lille3000, il accueille les expositions Bombay Maximum City, Le Troisième Œil, Futurotextiles et La Fabrique, l’installation vidéo de Tania Mouraud. C’est aussi là que se déroulent la plupart des concerts de musique électronique des Midi-Midi et les week-ends à thème de la saison de lille3000. Et le 31 décembre, c’est au « Tripo » qu’il faudra se souhaiter la bonne année, à l’occasion du Happy New Year indien.

Avenue Willy-Brandt.

Programmation complète sur www.lille3000.com

La Piscine, le musée d’Art et d’Industrie de Roubaix

Une merveille. Ce bâtiment Art déco se voulait « la plus belle piscine de France » à sa construction, en 1932. Maintenant, c’est un centre d’art qui rend hommage au passé textile de Roubaix. Le bassin a été conservé et les cabines de douche et les vestiaires servent de lieux d’exposition pour la collection permanente. Dans le cadre de lille3000, La Piscine met la Finlande à l’honneur avec l’exposition Marimekko, qui retrace le parcours et la philosophie de l’emblématique marque finlandaise de design.

23, rue de l’Espérance, 59100 Roubaix. Tél. : 03 20 69 23 61.

Programmation complète sur www.lille3000.com

La Condition Publique

Encore une ancienne manufacture textile relookée en usine à idées avant Lille 2004. Construite au début du XXe siècle, on y mesurait le degré d’humidité contenu dans les laines et les soies. Aujourd’hui, La Condition est divisée en une quinzaine d’espaces dédiés à la culture, la création et l’échange. Concerts, expos, débats, mais aussi bal chaque dernier dimanche du mois : le Bal des Beaux Dimanches, où musette et musiques tziganes font danser toutes les générations et toutes les classes sociales.

14, place Faidherbe, 59100 Roubaix. Tél. : 03 28 33 48 33.

Et aussi…

L’exposition Indomania, l’art populaire indien, au musée de L’Hospice Comtesse, 32, rue de la Monnaie.

Brick Lane, le quartier indien de Londres, transposé à la Maison Folie de Wazemmes, 70, rue des Sarrazins.

Et le marché de Wazemmes, véritable rituel du dimanche matin pour les Lillois, où l’on trouve de tout. Et où l’on boit son café (ou sa bière) en terrasse, même l’hiver.

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LILLE, POUR DE VRAI (suite 4)

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Goûter

Ceux qui se plaignent du froid dans le Nord ont en fait trouvé le prétexte parfait pour s’installer bien au chaud dans des salons de thé tous plus cosy les uns que les autres.

Meert

On y trouve tout : caramels, chocolats, guimauves, pâtisseries, spéculoos… Mais ce qu’il faut goûter absolument, ce sont les gaufres. Fourrées d’une crème à la vanille de Madagascar, elles sont le produit phare de cette pâtisserie-salon de thé fondée il y a plus de cent-cinquante ans et reconnue internationalement. Pour le plaisir des yeux, il faut contempler la splendide façade avant d’entrer et admirer la décoration délicieusement vieillotte de la boutique. Laissez-vous ensuite guider par votre palais qui réclame de goûter à toutes ces bonnes choses. Vous ne le regretterez pas.

27, rue Esquermoise. Tél. : 03 20 57 07 44.

Tous Les Jours Dimanche

De l’extérieur, on dirait une brocante. À y regarder de plus près, les yeux collés contre la vitre, on se rend compte que des gens y boivent du thé assis sur de jolis sièges anciens et qu’ils ont l’air de s’y trouver très bien. Du coup, on décide de passer la porte. À l’entrée, on tombe nez à nez avec les gâteaux et les tartes maison qui trônent fièrement sur un vieux bahut. Si l’on se trouve une place dans l’un des fauteuils club du coin bibliothèque, il y a de fortes chances que l’on ne puisse plus en décoller de tout l’après-midi. Car cet endroit, parfait pour une session de papotage entre amies, dispose d’une faculté impressionnante à faire oublier montres, horloges et téléphones.

13, rue Bartholomé-Masurel. Tél. : 03 28 36 05 92.

Le Pain Quotidien

S’il est maintenant implanté dans le monde entier, c’est en Belgique que « Le Pain Quot’ » a vu le jour. On a beau dire, mais les plateaux-goûter garnis de brioche et de pots de pâte à tartiner (que l’on mangerait à la cuillère, si seulement on osait) méritent bien de demander pardon à nos voisins pour toutes les blagues potaches que l’on a fait circuler sur eux.

35, place Rihour. Tél. : 03 20 42 88 70.

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LILLE, POUR DE VRAI (suite 3)

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Trouver son bonheur

C’est dans le Vieux-Lille que les fondu(e)s de shopping trouveront les meilleures adresses.

Les Passantes

Avis aux modeuses : une nouvelle enseigne de prêt-à-porter de créateurs a ouvert cette année dans la rue de la Clef, juste derrière l’Opéra. Yohji Yamamoto, Martin Margiela ou encore Comme des Garçons y sont distribués. L’éclairage rose de la vitrine rend hommage aux femmes qui ont marqué les trottoirs de cette rue. En effet, à l’origine, la rue de la Clef était un repaire de prostituées. La plupart des commerçants ont joué le jeu en installant des spots roses dans leurs vitrines.

19 rue de la Clef. Tél. : 03 20 15 92 34.

Maniglier

L’un des premiers magasins qui a déménagé de l’hypercentre lillois pour s’installer au début des années 90 dans le Vieux-Lille, quand celui-ci entamait une nouvelle jeunesse. Outre le mobilier et les articles de décoration Pierre Frey, Kenzo ou Designers Guild, cette entreprise familiale est surtout connue pour ses tapis. Presque tous proviennent d’Iran, où Olivier Maniglier se rend deux fois par an pour faire ses emplettes. Cette boutique de 1 000 m2 rassemble cinq maisons du XVIIe siècle qui communiquent des caves aux étages.

89-95, rue de la Monnaie. Tél. : 03 20 13 05 05.

Ka Puce In

Une bonne adresse de troc de luxe. Des collections assez récentes, des grandes marques de prêt-à-porter et des vêtements de créateurs (Jean Paul Gaultier, Prada, Sonia Rykiel…) à moitié prix. Des sacs, des chaussures, des chapeaux du sol au plafond. Celles qui aiment fouiller, trier, dénicher la bonne affaire y passeront un bon moment.

18, rue des Trois-Mollettes. Tél. : 03 20 39 35 96.

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LILLE, POUR DE VRAI (suite 2)

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Se remplir l'estomac

Non, on ne mange pas que des frites dans le Nord ! Il y a aussi les plats qui vont avec…

Le Rijsel

C’est L’estaminet de la ville. D’ailleurs, Rijsel signifie « Lille » en flamand. Alors un estaminet, c’est quoi ? En bref, la promesse d’un bon repas régional dans une ambiance chaleureuse. Vous verrez se succéder sur les grandes tables en bois la carbonade flamande (du bœuf cuisiné avec la bière et du sucre roux), le poulet au maroilles, la crème brûlée au spéculoos et le Pot’je Vleesch (viande en gelée) pour les plus téméraires. Avec des saladiers de frites, évidemment. À goûter, le diabolo flamand : sirop, genièvre et limonade. Conseillé avec du sirop de violette. Pensez à réserver assez longtemps à l’avance, le Rijsel fait salle comble tous les soirs.

25, rue de Gand. Tél. : 03 20 15 01 59.

L’Gaïette

Le seul estaminet de la métropole ouvert 7 jours sur 7. (la plupart sont fermés le dimanche). La gaïette (ou gaillette) est le nom donné à un bloc de charbon. Référence directe au passé minier de la région, la fameuse gaïette trône d’ailleurs fièrement sur le bar du premier étage de ce restaurant typique. En plus de découvrir le lapin du Nord ou la tarte à la cassonade, vous prendrez une leçon de patois car l’intégralité de la carte est en ch’ti ! Si je vous dis « Te vins avec mi al’ pêque ? », vous me regardez avec des yeux ronds ? Mais après un repas à L’Gaïette, vous n’écouterez plus l’accent du Nord de la même façon.

30, rue Masséna. Tél. : 03 20 54 81 88 (réservation conseillée).

L’Atelier de La Cour des Grands

Changement complet de décor avec cet ancien garage transformé, il y a deux ans, en laboratoire de saveurs. Caché dans une ruelle de La Madeleine, L’Atelier de La Cour des Grands surprend par son cadre et sa cuisine inventive. Outre les basiques trop prisés pour disparaître de la carte, comme le chutney de mangue et de saint-jacques au curry, les plats changent tous les soirs. Au gré des envies de saison des petites mains en cuisine, chaque repas propose une nouvelle découverte, un jour une brochette de foie gras au maïs, un autre la tarte aux pommes déstructurée, servie dans un vieux pot de confiture. C’est là que l’on mange les meilleurs desserts. Les habitués vous le confirmeront.

15, rue Frédéric-de-Badts, 59110 La Madeleine. Tél. : 03 20 74 26 33.

La Chicorée

N’importe quel jour de l’année, à n’importe quelle heure, quand les restaurants ne servent plus parce qu’il est minuit passé, seule La Chicorée vous ouvrira ses bras. On y va pour ses trois étages, sa décoration typique de brasserie du Nord, son welsh (plat irlandais récupéré par les Nordistes, à base de cheddar et de bière), ses dizaines de serveurs tous plus ch’tis les uns que les autres et sa galerie de photos de stars plus ou moins connues, venues dîner au milieu de la nuit, après leurs spectacles ou concerts à Lille. Incontournable.

15, place Rihour. Tél. : 03 20 54 81 52.

LILLE, POUR DE VRAI

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Elle abrite des Géants de papier mâché, des gaufres à tous les angles de briques rouges et un dynamisme culturel digne d’une capitale. Pour un brin de dépaysement à tout juste une heure de Paris, voici un carnet d’adresses compilé par la Lilloise de notre rédaction.

Par Gaëlle Rolin

Depuis 2004, qui l’a sacrée Capitale européenne de la Culture, Lille ne s’arrête plus de devenir grande.

Fini les caricatures : grisaille, misère, passé ouvrier qui meurt. La métropole a sublimé son histoire difficile sans jamais la renier. En transformant, entre autres, ses usines désaffectées et ses friches abandonnées en lieux de vie et de rencontres.

Des endroits investis depuis le 14 octobre par les festivités de Lille3000, la petite sœur de Lille 2004, qui met l’Inde à l’honneur au cœur de la métropole.

Et si, en ce moment, on y va pour admirer les éléphants qui gardent la gare, on peut aussi se laisser séduire toute l’année par une carbonade flamande dans un estaminet et une balade au hasard des rues pavées du Vieux-Lille. Suivez le guide…

 Article du Figaro

19:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lille